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Retour sur l’agression de Timizar / Le président du MAK a échappé à un guet-apens

L’agression perpétrée aujourd’hui à Timizar contre la direction du MAK s’apparente à rien de moins qu’une tentative d’assassinat de son président. En effet, selon les militants du MAK présents sur les lieux et dont nous venons de recueillir le témoignage, les barrages de gendarmerie étaient installés partout aux alentours du village, ils circulaient même à l’intérieur du village avec leurs armes et leurs fusils mitrailleurs bien en évidence. Il y avait également beaucoup de policier en civils. Une fois le président du MAK arrivé au village, un homme s’approche de Bouaziz Ait-Chebib pour lui dire qu’il n’est « pas le bienvenu ».

Fidèle à  lui-même, le président du MAK le remercie et continue sa route en marchand résolument vers le lieu prévu pour le meeting. L’homme en question n’est autre que le secrétaire général de la Zaouia de Sidi Mansour, il était accompagné d’un groupe de voyous, dont les citoyens du village préciseront par la suite que ces jeunes  sont des « dealer bien connus ici ».  Et c’est là qu’un mouvement de foule apparait juste à côté du président, le SG de la Zaoui, le dénommé Yacine Bouache, et ses complices ont tenté d’agresser le président du MAK. Les militants du MAK ont tout de suite fait bloc autour de leur président pour le protéger, blessant le militant Menad Ait Gherbi qui sera conduit à la clinique la plus proche (At wagenun)

Pendant qu’une partie des militants affrontaient les voyous et leur chef de Zaouia, un autre groupe de militants exfiltraient Bouaziz Ait-Chebib. Ils ont du courir sur au moins 2 kilomètres car toutes les issues du village étaient bouclées par les gendarmes, à l’exception d’une seule issue où se trouvait un fourgon que le président du MAK et le groupe de militants, qui avaient réussi à l’exfiltrer du lieu de l’agression, ont pris très rapidement sans voir que le conducteur avait un drapeau algérien à l’arrière de son véhicule.

Les militants du MAK lui demandent s’il peut les emmener et l’homme accepte. Seulement si tôt le président du MAK et les autres militants dans le véhicule, le conducteur prend la route en conduisant très vite, puis il les informe qu’il doit s’arrêter à Tamda pour y faire une course. Finalement ce n’est pas devant un magasin qu’il s’arrête mais devant le commissariat de police, il s’arrête et sort du véhicule en hurlant «  je vous les ai amenés, je vous les ai amené ».

Aussitôt, sortent des policiers qui vont à la rencontre des militants du MAK en leur demandant ce qui se passe de manière très agressive car le conducteur et son véhicule seraient selon eux recherchés pour des délits de droit commun. S’ensuit une confusion générale avant que leur chef de section n’arrive, il reconnait le président du MAK.

Le président du MAK a dû expliquer la situation, le meeting, l’agression et le départ précipité dans le seul véhicule qui était disponible et loin des brigades de gendarmerie qui encerclaient le village. Il a également expliqué qu’à « aucun moment ils ne savaient que le conducteur et son véhicule étaient « recherchés » » et que ce n’était « certainement pas à son niveau de responsabilité qu’il allait se balader avec  des repris de justice ou des personnes recherchées ». Finalement, les policiers leur font remplir des énièmes fiches de renseignement avant de les relâcher.

Tout semble avoir été minutieusement préparé pour agresser gravement le président du MAK, voire même le  faire assassiner par « une bande de voyous ». L’Etat algérien, après avoir mobilisé sa police, sa gendarmerie et ses renseignements généraux, il fait à présent appel à son dernier corps d’élite «les voyous» de la république.

Enfin, il est à noter qu’un des vice-président de l’APW de Tizi-Ouzou était présent sur les lieux de l’agression et qu’il était avec des policiers qui, bien évidemment, se sont abstenus de toute intervention pour tenter d’empêcher une agression physique, ce qui est censé être leur principale fonction. Mais avec l’Etat colonial algérien, il semble que ce soit plutôt l’inverse : leur rôle est de fomenter et de faciliter toute agression contre les souverainistes kabyles.

 

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