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URK appelle à un Rassemblement populaire

10 mars 2018 à 11h devant le Portail principal de l'université Mouloud Mammeri

 

Le conseil départemental de Tizi-Ouzou s’est réuni en session ordinaire le 23 février et à l’issue de cette réunion, il a délivré le communiqué suivant :

À la veille de la double commémoration du printemps Amazigh et du Printemps noir, la Kabylie traverse une conjoncture difficile marquée par une répression croissante qui nous rappelle à quel point le peuple kabyle n’a d’autre choix que de disposer de son propre État.

Le 10 mars 1980 a été un tournant décisif dans le processus de réappropriation de l’identité réelle de la Kabylie que le régime colonial algérien tentait, et tente toujours, de dévoyer en la rattachant de force au monde arabo-islamique. L’interdiction par l’Algérie officielle de la conférence de notre illustre Amusnaw  Mouloud_Mammeri, qui avait pour thème « les poèmes kabyles anciens », à l’université de Tizi-Ouzou a provoqué une mobilisation populaire historique à travers laquelle la Kabylie a affirmé sa voie : celle de sa liberté.

38 ans après cette agression, la situation va du mal en pis. En plus de subir les affres de l’arabisation, de la salafisation et de la misère socio-économique, le peuple kabyle vit au rythme de la répression et de l’oppression :

§ La démission organisée des corps dits de  sécurité, qui sont totalement défaillants dans la sécurisation des biens et des personnes, mais hautement performants dans la répression et le harcèlement des militants politiques pacifiques.

§ L’occupation et le  contrôle_militaire de l’espace kabyle sous prétexte d’une lutte contre un terrorisme islamiste dit « résiduel » mais qui ne subsiste qu’en Kabylie depuis l’amnistie généralisée des terroristes islamistes ; et ce, alors même que le terrorisme était totalement absent en Kabylie au plus fort de son activité criminelle.

§ L’insécurité généralisée sciemment entretenue par la prolifération des actes de violence : kidnappings, agressions et assassinat de citoyens dans l’impunité totale, et dont les derniers en date sont ceux du militant associatif  Abdelhak_Benchelli, de l’artiste engagé  Hamid_Beztou, du militants souverainiste Mokrane_Khelfane dit Hamiche, de la petite Nihal et de l’étudiant H. Djamel.

§ La pénalisation et le musellement de toute voie progressiste s’opposant à la promotion préméditée et outrancière de l‘obscurantisme à travers l’ensemble des institutions de l’Etat algérien (école, justice, administration), et dont le dernier exemple en date est celui du journaliste kabyle, Idir_Tazrout, qui fait actuellement face au parti-pris de la « justice » algérienne en faveur du salafisme.

§ Les atteintes gravissimes à la liberté d’expression et d’opinion accompagnées d’accusations d’intelligence avec l’ennemi contre tout opposant ou journaliste osant remettre en cause le colonialisme arabo-islamiste, à l’instar du jeune Kabyle Merzoug_Touati qui risque 25 ans de prison ; et ce, après le décès d’un autre journaliste dans les prisons algériennes ; l’emprisonnement des Kabyles assumant publiquement leur diversité confessionnelle, à l’instar du citoyen kabyle de confession chrétienne, Slimane_Bouhafs, qui croupit en prison pour atteinte à la religion « officielle » et l’émission de mandat d’arrêt contre des Mozabites, militants des droits humains et du Mouvement pour l’autonomie du Mzab, à l’image du De Khodir_Sekkouti et Salah_Abbouna;

§ Arrestation arbitraire suivie d’emprisonnement des militants souverainistes kabyles Samir_Moukrani,Massinissa_Ben_AlliouaMadjid_Aggad;

§ Violation des  franchises_universitaires aggravée d’atteinte à l’intégrité physique des étudiant(e)s;

§ L’Etat algérien, après l’empêchement des rassemblements, des meetings et des conférences des souverainistes kabyles, il interdit les rencontres organisées par des centres culturels et cafés_littéraires qui activent pourtant dans le cadre des lois « algériennes », pour la simple raison : leurs invités échappent au contrôle de la corruption politique et financière érigée comme mode de gouvernance.

§ Le ministère algérien de l’intérieur refuse de délivrer aux militants kabyles leurs  passeports, préméditant ainsi la violation de leur liberté de circulation, un droit garanti par l’article 13 de la Déclaration univers elle des droits de l’homme.

§ Le chantage politico-économique contraignant des militants souverainistes à renoncer à leur engagement en faveur d’une Kabylie libre et indépendante en contrepartie de jouir de tous leurs droits civiques et de préserver leurs  emplois.

Devant cette situation alarmante et dans le cadre de la célébration du 38ème anniversaire du printemps amazigh et le 17ème anniversaire du printemps noir, l’Union pour une République Kabyle(URK), entame ses activités politiques par un rassemblement populaire le 10 Mars à Tizi-Ouzou devant le portail principal de l’université Mouloud Mammeri (Ihesnawen- Hasnaoua) , à partir de 11h :

· Pour dire halte à la répression et à l’oppression du peuple kabyle.

· Pour la libération immédiate des militants souverainistes kabyles injustement emprisonnés et celle de tous les détenus d’opinion.

· Pour la réappropriation des espaces de liberté confisqués par le régime algérien à travers l’interdiction des manifestations et la violation du droit de grève.

· Pour la liberté de circulation des citoyens kabyles.

· Pour une République kabyle souveraine, démocratique, sociale et laïque.

Vive le peuple kabyle

URK/ Conseil Départemental de Tizi-Ouzou.

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